Spéléo secours français, stage recyclage

DSCN2339m1Quelle belle réussite ! Il a fallu sortir les tapis de sol afin de loger l’ensemble des stagiaires au château de l’Argentière. Pas moins de seize personnes ont participé à ces deux stages puisque deux stages étaient réunis en un même lieu et temps.

Samedi 21 mars
C’est l’été ! Direction les mines de l’Argentière où Bruno ANCEL et la municipalité nous accueillent au château,  haut lieu de l’activité minière de la ville. Les spéléos du Vaucluse et des Alpes maritimes ont fait la route la veille et nous attentent sur place.

Organisé par le Comité départemental de spéléologie des Hautes-Alpes (CDS05), ce stage a aussi bénéficié d’aides financières de la mairie de l’Argentière, du CNDS et de la Ligue Provence Alpes Méditerranée de spéléologie.

Au programme de la première journée, deux objectifs :
– un groupe est en recyclage certificat de préposé au tir (CPT),
– un second est en recyclage assistance victime (ASV).

Après un petit café de bienvenu, les stagiaires se répartissent dans leur spécialité, pour un temps en salle. La matinée est consacrée au rappel de la législation et de la théorie. Une fois que tous ont bien retrouver le cadre, il est temps de mettre en pratique. Nous prenons les voiture afin de nous rendre à la mine touristique de la vallée du Fournel. Le maître des lieu, Bruno ANCEL, archéologue minier mais aussi conseiller technique départemental de spéléologie adjoint auprès du préfet des Hautes-Alpes nous ouvre les portes.

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Comment aborder la victime ? Les premiers mots et gestes.

Le groupe ASV
Dans la partie ancienne, les spéléos acheminent les sacs de matériel et la civière, sous la direction du médecin du Spéléo secours français des Hautes-Alpes, Raoul DUROC. Une jeune victime (fictive) souffre beaucoup d’un genou. Un bilan de l’état de la victime est dressé puis transmis à la surface grâce à des téléphones par sol. Ces téléphones peuvent traverser plusieurs centaines de mettre de roche en utilisant un champ magnétique comme support des fréquences radio.

Dans un même temps, trois sauveteurs spéléos assurent le montage d’un point chaud pour mettre la victime en confort le temps de la médicalisation et de son évacuation.

Le groupe CPT
Sous la direction de Michel RICOU-CHARLES, conseiller technique départemental de spéléologie auprès du préfet des Hautes-Alpes, l’équipe de désobstruction s’active dans la partie proche de la salle des machines. En effet, l’évacuation de la victime sur la civière va nécessiter l’élargissement d’une petite partie d’une galerie (fictif). L’équipe, munie de moyen puissant de désobstruction, attaque le verrou rocheux au perforateur électrique. Une fois les trous réalisés, les charges sont placées dans les règles de l’art, la mine évacuée et le tir lancé. A bonne distance, les invités : représentants des pelotons du PGHM et des CRS de montagne, élue de la municipalité, journaliste et photographe du Dauphiné libéré seront surpris par l’onde de choc pourtant bien modeste.

Séance de désobstruction.
Pour finir proprement, un petit coup de marteau piqueur !

Une petite collation est partagée le temps que les gaz se dissipent. Les sauveteurs spéléos bénévoles en profitent pour rappeler leur attachement à cet agrément de la sécurité civile qui fait de la fédération française de spéléologie la seule fédération sportive à assurer un service public de secours en milieu souterrain, naturel ou artificiel. Avec les professionnels du secours en montagne présents, les sujets d’échanges ne manquent pas.

La médicalisation
Raoul nous explique comment aider le médecin dans les traumatologies plus importantes.

Dimanche 22 mars
A sept heure trente, le réveil sonne pour la seconde journée. L’équipe d’assistance victime sera dirigé par Raoul Duroc, médecin, pour une présentation des techniques utilisées sous terre en cas de médicalisation lourde. Ce sera surtout l’occasion pour les sauveteurs présents d’apprendre la terminologie, le matériel et les gestes qu’ils devront réaliser afin d’assister le médecin dans son intervention. En secours spéléo, l’isolement souterrain ne permet pas une évacuation rapide. La victime devra attendre plusieurs heures que la cavité soit équipée pour son évacuation sur la civière. Le médecin, aidé par l’équipe devra assurer le confort et surtout évaluer la capacité de la victime à être évacuée.

De leurs côtés, les « mineurs » retourneront à la mine pour dégager les déblais et améliorer la zone travaillée la veille.

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Les spéléo sauveteurs à la Une du Dauphiné Libéré !

 

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